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 Vendredi 15 Juin, on fêtait les journées de l’archéologie au collège Roland Dorgeles ! Les élèves nous racontent...

 Tout d’abord, les classes de 6°1 et 5°2 ont bénéficié Jeudi 14 Juin de l’intervention de Franck Faucher, papa d’élève, qui a présenté son métier d’archéologue. Il a ainsi expliqué aux élèves la différence entre l’archéologie programmée et l’archéologie préventive.

Tanya et El Kammar ont aussi retenu qu’il existe de nombreuses spécialités : l’anthropologie (la science des squelettes), la céramologie (science de la céramique), l’archéozoologie (l’étude des animaux)… Avant d’entreprendre une fouille, les archéologues font des photographies aériennes et creusent des tranchées à la pelle mécanique (10 % du site). Si des éléments apparaissent, les archéologues poursuivent les fouilles. Sinon, ils abandonnent les recherches. Les questions des élèves ont été nombreuses : est-ce un métier dangereux ? Combien de temps travaille un archélogue par jour ? L’objet trouvé a-t-il de la valeur ?

Les deux classes se sont rendues Vendredi matin au musée archéologique de Dijon. Nathan et Mathis ont pu observer les outils utilisés aux temps de la Préhistoire : des harpons en bois de cerf, des spatules en os , des haches... Sonia et Sofia insistent sur les dents des Hommes de l’époque, plus longues et plus fortes que les nôtres liées à une plus grande consommation de viande. Matt et Enzo ont repéré quant à eux une « casserole » en bronze trouvée à Longvic. Certains ont pu participer à des activités comme l’atelier de peinture rupestre ou encore un jeu sur l’âge des Gaulois. Ils ont également été particulièrement impressionnés par les démonstrations de fabrication de céramique et de métallurgie avec les moyens de l’époque, se souviennent Daphné, Sarah et Lilou.

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L’après-midi était sans doute le moment plus émouvant. Les élèves se sont rendus sur le site de Beauregard, entre Longvic et Chenôve, pour observer des archéologues en plain travail. Grégory Videau de l’INRAP les y attendait. Leela et Charlotte rappellent que ce site compte 77 ha mais les archéologues ne vont fouiller que 2 ha. S’il fallait tout fouiller, cela prendrait plus de 20 ans. Ils ont découvert une nécropole gauloise et ont révélé des squelettes d’adultes, d’enfants et de chiens. Là, Clara, Camille et Fiona témoignent : « Nous avons pu apercevoir un squelette, datant d’il y a 2500 ans, possédant des bijoux en bronze (bracelets, bague…) ; nous pensons que c’est un signe de noblesse ». Peut-être une femme mais seule des analyses plus poussées pourront le dire. Louis et Eren retiennent que les fouilles ont lieu à cet endroit en raison de constructions à venir. La tombe suivante contient le corps d’un adulte et celui d’un enfant, tête bêche. Lela et Charlotte expliquent que les archéologues cherchent à savoir pourquoi ils ont été enterrés ensemble.

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Plus loin, une cave romaine, datant d’il y a 2000 ans, est dans un état exceptionnel. Il faut imaginer, comme le rappellent Clara, Camille et Fiona, qu’une habitation la recouvrait et on peut deviner la présence d’autres constructions : des trous de poteaux l’attestent !

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Nul doute que les élèves ne marcheront plus sur les terres longviciennes comme avant !